Présidentielle 2025 au Gabon : Bilie-By-Nze critique un scrutin « opaque » mais renonce à contester les résultats

Présidentielle 2025 au Gabon : Bilie-By-Nze critique un scrutin « opaque » mais renonce à contester les résultats

Une large victoire pour Oligui Nguema, mais une opposition méfiante

Le général Brice Clotaire Oligui Nguema, chef de la transition depuis le coup d’État d’août 2023, a remporté l’élection présidentielle du 12 avril 2025 avec 90,35 % des suffrages exprimés, selon les résultats provisoires annoncés par le ministère de l’Intérieur. Une victoire écrasante, laissant ses adversaires loin derrière. Le second candidat, Alain-Claude Bilie-By-Nze, ancien Premier ministre, n’a recueilli que 3 % des voix.

La validation officielle de ces résultats par la Cour constitutionnelle est encore attendue dans les prochains jours, ce qui actera définitivement un mandat de sept ans pour le président élu.

Bilie-By-Nze reconnaît la victoire mais dénonce des irrégularités

Lors d’une conférence de presse tenue à Libreville, le lundi 14 avril, Alain-Claude Bilie-By-Nze a reconnu la victoire de Brice Oligui Nguema, tout en refusant de le féliciter. Il a déclaré avoir souhaité bonne chance au vainqueur, mais a tenu à souligner que cela ne signifiait pas une adhésion au processus électoral.

L’opposant a qualifié l’élection de « totalement opaque », dénonçant un processus « discrédité » par :

  • des scores distribués « à la tête du client »,
  • un « système de fraude reconstitué »,
  • et un climat de manque de transparence généralisé.

Une contestation sans recours juridique

Malgré ses critiques virulentes, Bilie-By-Nze a indiqué qu’il ne saisirait pas la Cour constitutionnelle pour contester les résultats. Une décision qui semble traduire un manque de confiance dans les institutions en charge de trancher les litiges électoraux, ou une volonté d’éviter une confrontation politique directe à ce stade.

Cette position tranche avec les pratiques habituelles dans le contexte électoral gabonais, où les candidats opposés aux régimes en place ont souvent eu recours à des voies juridiques ou politiques pour faire valoir leurs griefs.

Conclusion

Alors que Brice Oligui Nguema s’apprête à entamer son premier mandat présidentiel sous une nouvelle légitimité constitutionnelle, la réaction d’Alain-Claude Bilie-By-Nze met en lumière les tensions persistantes autour de la transparence du processus électoral au Gabon. Le silence juridique de l’opposition, malgré ses critiques publiques, ouvre une période d’observation où la stabilité institutionnelle et la crédibilité démocratique du régime seront largement scrutées, tant à l’intérieur qu’à l’international.

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