Le Nigeria réclame des sièges permanents pour l’Afrique au Conseil de sécurité de l’ONU et l’annulation de sa dette

Le Nigeria réclame des sièges permanents pour l’Afrique au Conseil de sécurité de l’ONU et l’annulation de sa dette

Le soutien du Nigeria à une réforme du Conseil de sécurité

Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, a pris la parole lors de l’Assemblée générale des Nations unies à New York pour demander l’élargissement du Conseil de sécurité de l’ONU. Le vice-président nigérian, Kashim Shettima, représentant le président Bola Ahmed Tinubu, a souligné l’importance de donner à l’Afrique des sièges permanents au Conseil de sécurité avec les mêmes droits et responsabilités que les autres membres permanents.

Cette intervention fait suite aux propos de l’ambassadrice américaine à l’ONU, Linda Thomas-Greenfield, qui avait exprimé le soutien des États-Unis à la création de deux sièges permanents pour l’Afrique, bien qu’elle ait précisé que ces nouveaux membres ne bénéficieraient pas du droit de veto.

La position africaine sur les sièges permanents

Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a également soutenu cette initiative, tout en insistant sur l’importance pour les nouveaux membres africains de disposer du droit de veto. Ce point reste un élément crucial dans les discussions sur la réforme du Conseil de sécurité.

De son côté, le président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, a jugé « inacceptable » l’absence de sièges permanents pour l’Afrique et l’Amérique latine, réitérant l’importance d’une réforme pour mieux refléter la réalité géopolitique actuelle.

L’appel du Nigeria à une réforme financière mondiale

En plus de ses revendications pour l’ONU, Kashim Shettima a aussi appelé à une réforme de l’architecture financière internationale. Il a plaidé pour l’annulation de la dette nigériane auprès des institutions financières multilatérales. Cette demande s’inscrit dans un contexte marqué par les nombreux défis auxquels le pays et le continent sont confrontés, tels que le terrorisme, les conflits armés, la pauvreté, et l’inégalité.

Conclusion

La position du Nigeria met en lumière l’urgence de réformer les institutions internationales pour inclure des voix africaines dans la prise de décision mondiale. Au-delà des questions de sécurité, l’appel à l’annulation de la dette témoigne des défis économiques majeurs qui pèsent sur le développement durable de la région. L’élargissement du Conseil de sécurité de l’ONU et une révision des structures financières mondiales sont désormais des priorités pour de nombreux pays du Sud global.

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