Le Kenya, 4e exportateur mondial de fleurs coupées
Le Kenya se classe parmi les plus grands exportateurs mondiaux de fleurs coupées, derrière les Pays-Bas, la Colombie et l’Équateur. Le secteur de la floriculture, deuxième source de revenus agricoles du pays après le thé, continue de croître et de jouer un rôle clé dans l’économie kényane.
Exportations de fleurs coupées en forte hausse en 2024
Depuis le début de l’année 2024, le Kenya a déjà expédié 200 000 tonnes de fleurs coupées vers les marchés internationaux, soit 84 % du total de l’année précédente (238 000 tonnes). Selon Clément Tulezi, directeur général du Conseil floricole du Kenya (KFC), ces chiffres devraient continuer à progresser, avec des expéditions qui pourraient atteindre 250 000 tonnes d’ici la fin de l’année. Si cette prévision se réalise, elle marquerait une augmentation de 5 % par rapport à 2023, établissant ainsi un nouveau record pour le secteur floricole du pays.
Une demande internationale en plein essor
Cette croissance est en grande partie attribuée à une demande accrue sur le marché international, notamment durant les périodes clés comme la Saint-Valentin, qui représente environ 40 % des ventes annuelles de fleurs du Kenya. En outre, depuis avril dernier, le Royaume-Uni, deuxième marché d’exportation des fleurs kényanes après les Pays-Bas, a autorisé l’importation de fleurs coupées sans droits de douane, facilitant ainsi les échanges commerciaux et renforçant la compétitivité des producteurs kényans.
Un secteur florissant pour l’économie kenyane
En 2023, les exportations de fleurs coupées ont rapporté plus de 107,6 milliards de shillings kényans (environ 834 millions de dollars), selon les données du Bureau national des statistiques du Kenya (KNBS). Le secteur floricole fournit également des revenus à plus de 200 000 personnes dans le pays, ce qui en fait un pilier essentiel de l’économie locale, particulièrement dans les régions rurales.
Conclusion
Le secteur de la floriculture au Kenya connaît une dynamique de croissance impressionnante, avec une hausse continue des exportations et des revenus générés. La demande internationale, les périodes clés comme la Saint-Valentin, ainsi que l’accès à des marchés privilégiés comme le Royaume-Uni, sont autant de facteurs qui propulsent le pays au rang de 4e exportateur mondial. Pour les années à venir, le secteur floricole kényan semble bien positionné pour continuer à se développer, soutenant l’économie et fournissant des emplois à des centaines de milliers de personnes.
