Le Kenya et l’Ouganda bientôt reliés par une nouvelle ligne ferroviaire grâce à un financement chinois

Le Kenya et l’Ouganda bientôt reliés par une nouvelle ligne ferroviaire grâce à un financement chinois

Un projet stratégique pour l’interconnexion régionale

Le Kenya et l’Ouganda avanceront ensemble sur un ambitieux projet de chemin de fer qui reliera la ville de Naivasha, au Kenya, à Malaba, à la frontière ougandaise. Ce tronçon s’inscrit dans un projet d’interconnexion ferroviaire plus large reliant également le Soudan du Sud, le Rwanda et la République démocratique du Congo.

La construction de cette ligne de 475 km sera menée dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP), avec un financement chinois couvrant une partie substantielle du coût estimé à 5,3 milliards de dollars.

Un financement majoritairement assuré par des partenaires chinois

Le 7 avril 2025, le ministre kényan des Finances, John Mbadi, a révélé que 40 % du financement serait fourni par un consortium d’entreprises chinoises, en échange de l’exploitation du chemin de fer et de la perception de droits de péage pendant plusieurs années.
La Banque chinoise d’import-export (China Eximbank) complétera ce soutien en apportant 30 % supplémentaires sous forme de prêts, tandis que le gouvernement kényan couvrira le reste du financement.

Un projet relancé après des années d’incertitudes

Ce nouveau tronçon Naivasha-Malaba fait partie du réseau ferroviaire à écartement standard (SGR) qui vise à connecter les grands pays d’Afrique de l’Est au port kényan de Mombasa, sur l’océan Indien.
Jusqu’à présent, seul le Kenya avait réalisé une partie de ce réseau, avec 660 km de voies entre Nairobi et Naivasha, financées par la China Eximbank. Toutefois, les critiques sur le coût élevé du projet et l’endettement ont conduit la banque chinoise à se retirer temporairement du financement des phases suivantes.

La dynamique a été relancée en octobre 2024, après que l’Ouganda a signé un accord avec le groupe turc Yapi Merkezi pour la construction du tronçon Kampala-frontière kényane, pour 2,95 milliards de dollars. Ce partenariat est venu remplacer l’accord initialement prévu avec China Harbour and Engineering Company (CHEC), annulé en 2023 suite à des retards de financement.

Conclusion

Le projet ferroviaire entre Naivasha et Malaba symbolise une nouvelle étape vers l’intégration économique de l’Afrique de l’Est. Porté par un financement chinois conséquent, il incarne l’ambition régionale de renforcer les échanges commerciaux et de stimuler le développement. Toutefois, la réussite de ce projet dépendra de la gestion des coûts, des partenariats stratégiques et de la capacité des pays impliqués à maintenir un rythme soutenu dans la réalisation de leurs infrastructures.

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