Amnesty International dénonce les attaques « sans précédent » contre le droit international, ciblant notamment l’administration Trump

Amnesty International dénonce les attaques « sans précédent » contre le droit international, ciblant notamment l’administration Trump

Un système international des droits humains en péril

Dans son rapport annuel publié ce 29 avril, Amnesty International sonne l’alerte sur l’érosion du système mondial de protection des droits humains. L’ONG accuse plusieurs grandes puissances, au premier rang desquelles les États-Unis, de saper les fondements du droit international, compromettant ainsi les avancées en matière de lutte contre les discriminations, la pauvreté et les conflits.

« Des forces d’une ampleur sans précédent veulent en finir avec l’idéal des droits humains pour tous », écrit Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty, dénonçant une dynamique mondiale de régression politique et juridique, alimentée notamment par des gouvernements autoritaires ou populistes.

Trump dans le viseur : « une vague d’attaques frontales »

Amnesty fustige en particulier le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, qu’elle considère comme un accélérateur de cette dérive. Les 100 premiers jours de son nouveau mandat ont été marqués, selon l’ONG, par une série d’attaques contre le système international : gel de l’aide étrangère, coupes dans les financements de l’ONU, expulsions controversées de détenus vers l’Amérique latine, et remise en cause du principe de redevabilité.

Gaza, Ukraine, Soudan : la communauté internationale pointée du doigt

Le rapport revient sur les grands conflits de 2024, du Soudan au Proche-Orient, en passant par l’Ukraine et l’Afghanistan. Amnesty accuse de nombreux États, notamment les États-Unis, le Royaume-Uni et plusieurs membres de l’Union européenne, d’avoir soutenu les actions israéliennes à Gaza, malgré les accusations portées devant la Cour internationale de justice.

L’ONG parle d’un « génocide en direct », rejeté par Israël mais soutenu par de nombreux observateurs de terrain. Amnesty reproche également à des pays comme la Hongrie de ne pas coopérer avec la Cour pénale internationale en refusant d’appliquer les mandats d’arrêt visant certains dirigeants israéliens.

L’Afrique dans l’ombre : répression et oubli

Sur le continent africain, Amnesty dénonce l’indifférence générale face à des crises majeures, notamment au Soudan où plus de 11 millions de personnes ont été déplacées par la guerre entre forces régulières et paramilitaires. Dans les pays du Sahel dirigés par des juntes militaires, l’organisation constate un net recul des libertés : répression des opposants, détentions arbitraires, voire disparitions forcées.

Droits des femmes, personnes LGBT+ et technologies : les nouvelles batailles

Le rapport met également en lumière une intensification des violences envers les femmes et les minorités sexuelles, notamment dans les zones de conflit. En Afghanistan, les talibans imposent un retour en force du patriarcat le plus radical, restreignant sévèrement les droits des femmes et des filles.

Enfin, Amnesty appelle à une réglementation urgente des technologies numériques et de l’intelligence artificielle, dénonçant l’usage abusif de la surveillance de masse et des logiciels espions contre les voix dissidentes.

Conclusion : Un appel à la résistance mondiale

Pour Amnesty International, le système international des droits humains est à un tournant critique. L’ONG appelle à une mobilisation globale pour défendre les valeurs universelles, face à ce qu’elle décrit comme une offensive coordonnée et inquiétante des puissances contre les fondements mêmes de la justice et de la dignité humaine.

2 thoughts on “Amnesty International dénonce les attaques « sans précédent » contre le droit international, ciblant notamment l’administration Trump

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *