Washington : commerce et sécurité au cœur des entretiens entre les États-Unis et cinq chefs d’État africains

Washington : commerce et sécurité au cœur des entretiens entre les États-Unis et cinq chefs d’État africains

Fin de visite pour les présidents africains reçus par Donald Trump : des échanges centrés sur les partenariats économiques et la sécurité

Au lendemain d’un déjeuner à la Maison Blanche avec Donald Trump, les cinq présidents africains invités par le chef d’État américain ont poursuivi, ce jeudi 10 juillet, leurs entretiens bilatéraux avec le secrétaire d’État adjoint, Christopher Landau, à Washington. Deux thèmes dominent : le commerce et la sécurité, dans une approche désormais clairement tournée vers les investissements privés, et non plus vers l’aide publique au développement.

« L’heure n’est plus à l’aide, mais au business »

Avec cette visite, l’administration Trump envoie un signal clair : elle entend renforcer ses liens économiques avec le continent africain à travers une nouvelle doctrine.

« Cette réunion n’est que le début d’une série de discussions », affirme Bridget Davis, porte-parole francophone du département d’État, précisant que le modèle américain se veut désormais fondé sur la réciprocité commerciale et les partenariats durables.

Des entretiens ciblés selon les priorités de chaque pays

  • Avec Bassirou Diomaye Faye, président du Sénégal, les discussions ont porté sur les opportunités d’investissement américain, notamment dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures, mais aussi sur la sécurité au Sahel, une priorité partagée.
  • Le président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo a également été reçu, dans un cadre plus discret que la veille, pour évoquer la stabilité régionale et les perspectives économiques de son pays.
  • La sécurité et la coopération avec le secteur privé américain étaient au centre des échanges avec Mohamed Ould Ghazouani (Mauritanie), alors que le Gabonais Brice Oligui Nguema a abordé le renforcement du partenariat stratégique avec les États-Unis.
  • Enfin, Joseph Boakai, président du Libéria, a insisté sur les ressources minières de son pays, sollicitant le soutien américain pour des études géologiques.

Des discussions prometteuses, mais sans annonces majeures

Bien qu’aucun accord concret n’ait encore été signé, les cinq dirigeants africains se disent satisfaits de cette tournée américaine, qu’ils considèrent comme une opportunité de valoriser les potentialités économiques de leurs pays et de poser les bases de futurs partenariats.

Le Wall Street Journal indique cependant que les États-Unis ont aussi abordé la question des expulsions : chaque chef d’État se serait vu demander s’il accepterait de reprendre des ressortissants expulsés des États-Unis, dans les cas où leur pays d’origine refusait jusque-là leur retour.

Une initiative appelée à se répéter

Selon le Département d’État, cette série de rencontres n’est qu’un premier jalon d’une nouvelle stratégie africaine de l’administration Trump.

« Le choix des présidents invités prouve que nous voulons travailler avec des pays de toute taille et nous engager sur le long terme », affirme Bridget Davis.

Une dynamique que Washington entend étendre à d’autres pays africains dans les prochains mois, dans un contexte géopolitique marqué par la concurrence avec la Chine et la Russie sur le continent.

One thought on “Washington : commerce et sécurité au cœur des entretiens entre les États-Unis et cinq chefs d’État africains

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *