Mali : les États-Unis confirment leur volonté de coopérer dans la sécurité et l’économie

Mali : les États-Unis confirment leur volonté de coopérer dans la sécurité et l’économie

Bamako, dernière étape de la tournée sahélienne de William B. Stevens

Le sous-secrétaire d’État adjoint américain pour l’Afrique de l’Ouest, William B. Stevens, a terminé le 22 juillet sa visite dans les pays membres de l’Alliance des États du Sahel par une étape à Bamako. À cette occasion, l’émissaire de l’administration Trump a réaffirmé la volonté des États-Unis de renforcer leur coopération avec le Mali, aussi bien sur le plan sécuritaire qu’économique.

Un partenariat contre le terrorisme

À l’issue de son entretien avec les autorités maliennes, William B. Stevens a déclaré :

« La lutte contre le terrorisme est une responsabilité partagée. Ce serait une aubaine pour les États-Unis de travailler avec le Mali. »

Il a notamment évoqué la possibilité de soutenir le Mali par des moyens de renseignement, ou encore de bloquer les sources de financement des groupes armés. Si la question d’une présence militaire américaine n’a pas été abordée officiellement, une source diplomatique malienne indique que le renseignement américain pourrait constituer l’un des axes concrets de cette coopération.

Interrogé sur la présence des mercenaires russes au Mali, le représentant américain n’a pas souhaité commenter.

Des ambitions économiques affirmées

En parallèle, Washington entend aussi renforcer ses liens économiques avec le Mali. L’émissaire américain a annoncé la création d’une Chambre américaine de commerce destinée à faciliter l’arrivée d’investisseurs privés américains dans le pays et à encourager les partenariats avec les entrepreneurs maliens.
(NDLR : l’ambassade américaine a précisé après publication que cette chambre existe depuis 2023, et que William B. Stevens l’a visitée durant son séjour à Bamako.)

Une nouvelle dynamique saluée par les autorités maliennes

Le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a salué cette nouvelle approche américaine :

« Nous nous réjouissons de la posture et de l’analyse constructive et pragmatique de la nouvelle administration américaine. Nous souhaitons maintenir des relations amicales et un dialogue ouvert. »

Il a souligné le caractère « gagnant-gagnant » de ce partenariat, perçu comme un tournant dans les relations bilatérales entre Bamako et Washington, après plusieurs mois de refroidissement diplomatique.

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