Le Sénégal demande aux États-Unis de lever les sanctions contre quatre magistrats de la CPI
Des sanctions américaines visant la Cour pénale internationale
Les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions contre la Cour pénale internationale (CPI), qu’ils accusent de « politisation ». Quatre magistrats sont visés : deux juges et deux procureurs adjoints, dont le Sénégalais Mame Mandiaye Niang, procureur-adjoint de la CPI.
Ces mesures comprennent une interdiction d’entrée sur le territoire américain, le gel des avoirs éventuels aux États-Unis ainsi que l’interdiction de toute transaction financière. Washington reproche à ces magistrats leur rôle dans les mandats d’arrêt visant certaines personnalités israéliennes.
La réaction ferme du Sénégal
Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères sénégalais dit avoir appris « avec étonnement » ces sanctions, qu’il considère comme une atteinte grave à l’indépendance de la Justice. Dakar invite donc les autorités américaines à retirer immédiatement ces mesures.
Le communiqué réaffirme également le soutien indéfectible du Sénégal à la CPI, rappelant que la Cour doit pouvoir exercer sa mission en toute indépendance et sans subir de pressions politiques. Le gouvernement sénégalais appelle par ailleurs les États ayant ratifié le Statut de Rome à manifester leur solidarité et à renforcer leur engagement en faveur de la justice pénale internationale.
Une condamnation politique au plus haut niveau
Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a lui aussi réagi en dénonçant sur X des « mesures injustes et infondées » de la part des États-Unis. Ce soutien politique s’ajoute à la position officielle du gouvernement, illustrant une volonté claire de défendre la CPI et ses représentants.
Conclusion
La décision américaine de sanctionner quatre magistrats de la CPI, dont le Sénégalais Mame Mandiaye Niang, a provoqué une réaction immédiate et ferme de Dakar. Le Sénégal demande le retrait pur et simple de ces mesures qu’il juge contraires aux principes de justice internationale. Par cette prise de position, le pays réaffirme son engagement à défendre l’indépendance de la CPI et appelle à une mobilisation des États parties au Statut de Rome pour protéger l’institution face aux pressions politiques.

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