Conférence de l’ONU sur l’Océan 2025 : les pays africains plaident pour la restauration des fonds marins

Conférence de l’ONU sur l’Océan 2025 : les pays africains plaident pour la restauration des fonds marins

L’océan au cœur des préoccupations africaines

La troisième Conférence des Nations Unies sur l’Océan s’est ouverte le 9 juin 2025 sur le port de Nice, en France. Co-présidée par la France et le Costa Rica, la rencontre réunit plus de 120 délégations autour d’un enjeu crucial : la protection des océans face aux crises environnementales. L’Afrique, riche de plus de 47 000 km de côtes et 39 États côtiers, a fait entendre une voix claire : il faut agir pour restaurer les fonds marins et assurer une gestion équitable des ressources maritimes.

Un cri d’alarme et une prise de position forte

Dès le préambule de la conférence, le réalisateur mauritanien Abderrahmane Sissako a donné le ton dans un discours poétique et engagé : « L’océan saigne, il faut que vous le sachiez. » Un message relayé ensuite par le président français Emmanuel Macron, qui a appelé à intensifier la lutte contre la pêche illégale, véritable fléau pour les économies halieutiques africaines.

Le président du Burundi, Évariste Ndayishimiye, s’est exprimé au nom du groupe des États africains. Il a salué l’adoption d’un accord sur la pêche à l’OMC, tout en soulignant l’urgence de restaurer les fonds marins, menacés par la pollution, la surexploitation et le changement climatique.

Coopération scientifique et équité dans l’accès aux ressources

Évariste Ndayishimiye a appelé à un engagement collectif pour concrétiser l’objectif 30×30 : protéger 30 % des zones marines d’ici à 2030. Un cap ambitieux, qui ne pourra être atteint, selon lui, qu’avec un partage des connaissances, des technologies et des moyens financiers.

Le président burundais a également mis en lumière les inégalités qui touchent les pays africains sans littoral, comme le sien, qui doivent aussi pouvoir accéder aux ressources maritimes dans le cadre de la coopération régionale et internationale.

Conclusion

Les États africains ont marqué cette conférence par une prise de parole structurée et déterminée, appelant à un traitement plus équitable de leurs intérêts maritimes. À Nice, ils ont posé les bases d’une nouvelle diplomatie océanique, fondée sur la solidarité climatique, la justice environnementale, et la reconnaissance du rôle stratégique de l’Afrique dans la gouvernance des océans.

One thought on “Conférence de l’ONU sur l’Océan 2025 : les pays africains plaident pour la restauration des fonds marins

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *