L’Ouganda déploie ses troupes en RDC pour combattre la milice Codéco
Un renfort militaire ougandais en Ituri
Face à la montée des violences perpétrées par la milice Codéco en Ituri, l’armée ougandaise a déployé des troupes dans la ville de Mahagi à la demande des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Cette intervention vise à sécuriser la région après une série de massacres de civils attribués à cette milice.
Le porte-parole de l’armée ougandaise, Felix Kulayigye, a confirmé dimanche que les troupes avaient pris le contrôle de Mahagi et entendaient poursuivre leurs opérations pour neutraliser les éléments de Codéco.
Un conflit ethnique meurtrier en Ituri
La milice Codéco (Coopérative pour le développement du Congo) se revendique comme un groupe de défense de la communauté Lendu, majoritairement agricole, face à la communauté Hema, principalement pastorale. Ce conflit ethnique ravage la province depuis 2017, causant la mort de milliers de civils et provoquant des déplacements massifs de population.
Le 10 février dernier, une attaque particulièrement meurtrière a fait au moins 51 victimes en Ituri, selon des sources locales et humanitaires.
Une offensive militaire saluée par l’Ouganda
Le chef des forces armées ougandaises, Muhoozi Kainerugaba, a exprimé sa satisfaction sur X (anciennement Twitter), affirmant que l’armée ougandaise avait occupé Mahagi avec succès et promettant de traquer Codéco où qu’ils se trouvent.
L’intervention ougandaise s’inscrit dans un contexte régional instable, où l’Ituri, située au nord des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, est également touchée par la montée en puissance du groupe armé M23, soutenu par l’armée rwandaise. Depuis fin janvier, ce groupe a pris le contrôle de grandes villes comme Goma et Bukavu.
Conclusion
Le déploiement des troupes ougandaises en RDC témoigne de l’ampleur de l’instabilité sécuritaire dans l’est du pays. Alors que les FARDC luttent sur plusieurs fronts, l’engagement militaire de l’Ouganda pourrait aider à endiguer la menace de Codéco. Toutefois, cette intervention soulève également des interrogations sur l’implication des pays voisins dans les conflits congolais et les enjeux géopolitiques qui en découlent.
