L’ONU alerte sur l’avancée du M23 en RDC

L’ONU alerte sur l’avancée du M23 en RDC

Une progression inquiétante vers des zones stratégiques

Le groupe armé M23 poursuit son avancée en République démocratique du Congo (RDC), après avoir pris le contrôle de Goma et Bukavu. L’ONU a exprimé ses inquiétudes mercredi 20 février 2025, soulignant le risque d’un embrasement régional.

Un contexte de tensions croissantes

Fin janvier, le M23, soutenu par les forces rwandaises, a lancé une offensive éclair qui lui a permis de s’emparer de Goma, capitale du Nord-Kivu, avant de progresser vers Bukavu, la capitale du Sud-Kivu, tombée quelques semaines plus tard. Selon l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour la région des Grands Lacs, Huang Xia, le mouvement continue son avancée vers d’autres zones stratégiques. Il a mis en garde contre les risques de conflit régional à grande échelle.

Un risque de répétition de la Deuxième Guerre du Congo

Les combats en cours rappellent les événements tragiques de la Deuxième Guerre du Congo (1998-2003), qui avait impliqué plusieurs nations africaines et causé des millions de morts. La cheffe de la mission de l’ONU en RDC (Monusco), Bintou Keita, a également alerté sur la détérioration de la situation des droits humains, en raison des violences et des déplacements massifs de populations.

Des accusations contre le Rwanda

La ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a une nouvelle fois accusé le Rwanda de vouloir renverser le gouvernement congolais et de préparer un « carnage à ciel ouvert ». Elle a dénoncé l’inaction du Conseil de sécurité de l’ONU et demandé des sanctions contre des responsables politiques et militaires rwandais, un embargo sur les ressources naturelles du Rwanda et l’exclusion des troupes rwandaises des opérations de maintien de la paix de l’ONU.

Conclusion

Face à la montée des tensions en RDC, l’ONU appelle à une action rapide pour éviter une escalade du conflit. Le risque d’un embrasement régional et la crise humanitaire qui s’aggrave exigent une réponse immédiate de la communauté internationale pour éviter une nouvelle tragédie en Afrique centrale.

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