Le M23 poursuit son avancée en RDC, l’ONU se prononce sur le Rwanda
Une progression rapide et sans résistance
Le groupe armé M23, soutenu par des troupes rwandaises, continue d’étendre son contrôle dans l’est de la République démocratique du Congo. Après avoir pris Goma fin janvier, les rebelles ont capturé Bukavu sans rencontrer d’opposition. L’armée congolaise, en déroute, semble incapable de contenir l’offensive, laissant place aux milices locales Wazalendo qui tentent de freiner l’avancée du M23.
L’ONU envisage une condamnation du Rwanda
Face à cette escalade, l’ONU s’est prononcée sur un projet de résolution condamnant directement le Rwanda pour son soutien au M23. Le document, vu par l’AFP, dénonce la participation active de 4 000 soldats rwandais aux côtés des rebelles. L’Union européenne et l’Allemagne ont convoqué l’ambassadeur rwandais, exigeant le retrait immédiat des forces rwandaises du territoire congolais.
Une crise humanitaire qui s’aggrave
L’intensification des combats a provoqué une crise humanitaire majeure. En seulement deux semaines, plus de 42 000 personnes, principalement des femmes et des enfants, ont trouvé refuge au Burundi. En parallèle, environ 15 000 réfugiés ont fui vers d’autres pays frontaliers, notamment l’Ouganda. Le HCR prévoit une augmentation des déplacements de population alors que le M23 se rapproche d’Uvira.
Une armée congolaise en difficulté
Les Forces armées de la RDC (FARDC) peinent à organiser une contre-offensive. À Lubero, à 250 km au nord de Goma, les soldats congolais en retraite ont abandonné leurs positions, laissant place à l’intervention des troupes ougandaises (UPDF). Officiellement déployées dans le cadre d’une mission conjointe avec l’armée congolaise, les UPDF assurent temporairement la sécurité dans certaines zones.
Conclusion : Un conflit régional aux multiples enjeux
Le conflit en RDC met en lumière la complexité des alliances et des intérêts régionaux. Tandis que l’ONU et l’Union européenne dénoncent l’implication du Rwanda, des interrogations persistent quant au rôle de l’Ouganda dans cette crise. L’escalade des violences et l’effondrement des FARDC soulèvent des inquiétudes sur la stabilité de la région et la nécessité d’une solution politique durable pour éviter une nouvelle catastrophe humanitaire.

Une réflexion pertinente sur les dynamiques sociales.