Ghana : L’ancien ministre des Finances Ken Ofori-Atta déclaré fugitif et accusé de corruption
Des accusations graves de détournement de fonds
L’ancien ministre des Finances du Ghana, Ken Ofori-Atta, qui a occupé ce poste de 2017 à 2024, a été déclaré fugitif par le procureur spécial du pays, Kissi Agyebeng, ce mercredi. Il est accusé d’avoir causé de lourdes pertes financières à l’État, en orchestrant des transactions suspectes impliquant des fonds publics.
Lors d’une conférence de presse, le procureur spécial a adressé un avertissement ferme à l’ancien ministre : « Vous avez deux choix : soit vous revenez volontairement et vous vous présentez devant la justice, soit le Bureau du Procureur spécial forcera votre retour. »
Une enquête sur des malversations financières
Ken Ofori-Atta est soupçonné d’avoir manipulé des contrats de dettes et de s’être enrichi illégalement à travers des accords douteux impliquant des obligations d’État et des fonds publics. Ces accusations interviennent alors que le Ghana traverse une crise économique majeure, marquée par une dette publique élevée et une inflation persistante.
L’enquête vise à déterminer l’ampleur des détournements et à établir les responsabilités dans la mauvaise gestion financière du pays. Des sources proches du dossier indiquent que plusieurs anciens hauts responsables pourraient également être impliqués dans ce scandale financier.
Un impact politique et économique majeur
L’affaire Ken Ofori-Atta intervient à un moment critique pour le Ghana, qui tente de rassurer ses partenaires économiques et ses créanciers, notamment le Fonds Monétaire International (FMI), avec lequel il a conclu un programme de restructuration de la dette en 2023.
Ce scandale pourrait avoir de lourdes conséquences politiques, alors que le pays se prépare aux élections générales de décembre 2025. L’opposition critique déjà le gouvernement en place, l’accusant de couvrir des pratiques de corruption au plus haut niveau de l’État.
Un mandat d’arrêt international en préparation ?
Selon des sources judiciaires, un mandat d’arrêt international pourrait être émis contre Ken Ofori-Atta s’il ne se rend pas aux autorités. Des discussions sont également en cours avec Interpol pour faciliter une éventuelle extradition, si l’ancien ministre s’est réfugié à l’étranger.
Conclusion
L’affaire Ken Ofori-Atta risque d’ébranler davantage la scène politique ghanéenne et de ternir l’image du pays auprès des investisseurs. Avec une crise économique persistante, une dette colossale et une population de plus en plus exaspérée par la corruption, cette poursuite judiciaire pourrait devenir un enjeu majeur du débat politique en vue des prochaines élections.
