Clôture de l’enquête sur la mort du jeune militaire comorien en détention
Le Parquet de Moroni a annoncé, mercredi, la clôture de l’enquête concernant la mort en détention d’Ahmed Abdou, un jeune militaire qui avait blessé légèrement le président comorien Azali Assoumani au couteau. Cependant, aucune précision n’a été donnée quant aux causes de son décès.
Réactions de l’opposition et des militants des droits humains
Cette annonce a suscité l’indignation de l’opposition et des militants des droits de l’homme, qui ont vivement critiqué ce qu’ils considèrent comme un « déni de justice ». Ils déplorent le manque de transparence autour des circonstances de la mort du jeune militaire, arrêtée après avoir attaqué le chef de l’État près de Moroni le 13 septembre.
Détails de l’arrestation et du décès
Après son arrestation, Ahmed Abdou avait été placé en isolement. Selon le communiqué publié par le Parquet dans le journal d’État Al-Watwan, sa dépouille a été découverte le lendemain matin lorsque les enquêteurs se sont rendus pour l’interroger. Le Parquet a précisé que le corps du militaire a été trouvé allongé et sans vie. Un médecin militaire a déterminé l’heure du décès à 2 heures du matin, affirmant qu’il n’y avait aucune blessure visible par arme à feu, contondante ou tranchante. Sur cette base, le Parquet a estimé qu’il n’était pas nécessaire de poursuivre l’enquête.
Remise du corps à la famille et absence d’autopsie
Le procureur de Moroni, Ali Mohamed Djounaid, a informé que le corps d’Ahmed Abdou avait été remis immédiatement à sa famille, excluant ainsi la possibilité de pratiquer une autopsie. Le défunt a été inhumé quelques heures plus tard, conformément au rite musulman, religion majoritaire aux Comores.
Aucune réponse sur l’enquête de l’attaque contre le président
En parallèle, une autre enquête est en cours concernant les circonstances et les motivations de l’attaque contre le président Azali. Néanmoins, le procureur n’a pas fourni de détails supplémentaires sur l’avancée de cette enquête lorsqu’il a été interrogé par l’AFP.
Conclusion
La fin abrupte de cette enquête laisse plusieurs questions sans réponse, notamment sur les causes réelles du décès du jeune militaire. Le manque d’autopsie et la réaction de l’opposition mettent en lumière une possible crise de confiance envers le système judiciaire comorien, alors que l’attaque contre le président continue de soulever des interrogations.
