Le Kenya prépare l’octroi de licences pour 10 nouveaux blocs pétroliers d’ici septembre
Objectif : renforcer la production nationale de brut
Le gouvernement kenyan envisage de lancer un cycle d’octroi de licences pour 10 blocs pétroliers avant septembre 2025. Selon le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Opiyo Wandayi, ces blocs sont stratégiquement situés dans les bassins de Lamu et d’Anza, deux zones côtières reconnues pour leur potentiel pétrolier encore sous-exploité. Pour l’instant, aucune information n’a été communiquée concernant les partenaires potentiels de ce cycle d’exploration.
Des efforts d’exploration déjà amorcés
Depuis plusieurs années, le Kenya a intensifié ses campagnes d’exploration. Le régulateur national du secteur pétrolier indique que 94 puits d’exploration ont été forés dans quatre bassins majeurs couvrant 485 000 km² : Lamu, Anza, Mandera et le bassin du rift tertiaire. Cependant, aucune estimation précise des ressources découvertes n’a encore été communiquée.
Une industrie pétrolière encore naissante
Malgré ces initiatives, le Kenya demeure un importateur de produits pétroliers. Le pays souhaite toutefois devenir un producteur majeur sur le continent, notamment grâce au projet South Lokichar porté par la société britannique Tullow Oil.
Le projet South Lokichar : clé de voûte de l’ambition kényane
Évalué à 3,4 milliards USD, le projet South Lokichar pourrait permettre au Kenya de produire jusqu’à 120 000 barils de brut par jour. Le gisement contiendrait environ 585 millions de barils. Néanmoins, des retards persistent en raison de négociations toujours en cours sur les termes de l’exploitation. En 2024, le gouvernement a même rejeté le plan de développement proposé par Tullow, créant ainsi de nouvelles incertitudes autour du projet.
Conclusion
En quête d’indépendance énergétique et désireux de s’imposer parmi les producteurs africains de brut, le Kenya accélère la mise en valeur de ses ressources pétrolières. Toutefois, entre retards sur le projet South Lokichar et maturation lente du secteur, le chemin vers l’autosuffisance pétrolière reste semé d’embûches.

Une analyse qui met en avant les défis sociétaux. Concernant « Le Kenya prépare l’octroi de licences pour 10 nouveaux blocs pétroliers d’ici septembre », c’est un point de vue intéressant.
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