Cameroun : Enlèvement d’un journaliste et arrestation d’un autre dans un climat de tensions

Cameroun : Enlèvement d’un journaliste et arrestation d’un autre dans un climat de tensions

Le 25 octobre 2024, Atia Tilarious Azonhwi, journaliste anglophone camerounais, a été enlevé à Bamenda, dans la région du Nord-Ouest. Le lendemain, l’association de journalistes anglophones du Cameroun (Camasej) a appelé à sa libération, exprimant son inquiétude quant à la sécurité de leur confrère. Ce même jour, un autre journaliste, Patrick Thierry Ondoua, a été interpellé par la police dans le cadre d’une enquête pour détournement de fonds publics.

L’enlèvement d’Atia Tilarious Azonhwi à Bamenda

L’enlèvement d’Atia Tilarious Azonhwi a eu lieu à Bamenda, région en proie aux tensions séparatistes. Selon une organisation locale de défense des droits humains, il a été enlevé en compagnie de trois autres personnes. Le Camasej a réagi rapidement, exigeant sa libération et plaidant pour le respect de la liberté de la presse.

Arrestation du journaliste Patrick Thierry Ondoua dans une affaire de détournement

En parallèle, Patrick Thierry Ondoua, directeur de publication du journal Le Point Hebdo, a été placé en garde à vue alors qu’il enquêtait sur une affaire de détournement de fonds publics. Cyrille Kuete, président de l’Association internationale des éditeurs de presse, a confirmé sa détention. Cette arrestation suscite des inquiétudes parmi les défenseurs de la liberté de la presse.

Un contexte tendu pour les journalistes au Cameroun

Depuis le début des violences séparatistes en 2016 dans les régions anglophones, les enlèvements sont fréquents. En octobre, un sous-préfet de la région Sud-Ouest avait également été enlevé, illustrant l’insécurité croissante. Par ailleurs, les journalistes et militants d’opposition sont régulièrement pris pour cible sous le régime du président Paul Biya, réélu pour un septième mandat en 2018.

Conclusion

Les enlèvements et arrestations de journalistes au Cameroun reflètent les dangers croissants auxquels font face les professionnels des médias, particulièrement dans les régions anglophones. Les appels à la libération d’Atia Tilarious Azonhwi et à une protection renforcée de la liberté de la presse se multiplient, dans un contexte où l’insécurité et la répression rendent l’exercice du journalisme de plus en plus périlleux.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *