Baisse des exportations africaines vers les États-Unis sous l’AGOA en 2024

Baisse des exportations africaines vers les États-Unis sous l’AGOA en 2024

Un recul de 13 % malgré le maintien des préférences commerciales

Les exportations des pays d’Afrique subsaharienne vers les États-Unis sous le régime de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) ont atteint 8 milliards de dollars en 2024, marquant une baisse de 13 % par rapport à 2023. Ce programme, mis en place depuis mai 2000, continue de bénéficier principalement à un nombre restreint de pays et de secteurs.

Cinq pays concentrent la majorité des exportations

En 2024, cinq pays ont représenté près de 65 % des exportations sous l’AGOA :

  • Afrique du Sud : 3,76 milliards de dollars
  • Kenya : 567 millions de dollars
  • Madagascar : 345 millions de dollars
  • RD Congo : 287 millions de dollars
  • Côte d’Ivoire : 178 millions de dollars

Répartition sectorielle des exportations

Les exportations de pétrole brut ont atteint 2 milliards de dollars, soit 25 % du total, avec le Nigeria comme principal fournisseur (1,6 milliard de dollars). Les exportations hors hydrocarbures se sont élevées à 6 milliards de dollars, réparties comme suit :

  • Véhicules et composants automobiles : 2,4 milliards de dollars
  • Textile et habillement : 1,2 milliard de dollars
  • Produits agricoles et alimentaires : 949 millions de dollars
  • Métaux de base : 711 millions de dollars
  • Produits chimiques : 251 millions de dollars

Incertitudes sur l’avenir de l’AGOA

Alors que Donald Trump est de retour à la Maison-Blanche, des incertitudes planent sur la prorogation de l’AGOA. Ce programme permet aux pays d’Afrique subsaharienne éligibles d’exporter près de 1 800 produits en franchise de droits vers les États-Unis, en plus des 5 000 autres produits bénéficiant déjà du système des préférences généralisées (SPG).

Conclusion : Un programme bénéfique mais menacé

L’AGOA reste un levier important pour les exportations africaines, mais il profite à un nombre limité de pays et de secteurs. La baisse enregistrée en 2024 souligne la dépendance de certaines économies africaines à ce régime commercial préférentiel, dont l’avenir demeure incertain face aux changements politiques aux États-Unis.

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