Tchad: Attaque sur le palais présidentiel à N’Djamena,19 morts, dont 18 assaillants
Une attaque meurtrière au cœur de la capitale
Mercredi soir, un commando armé a pris d’assaut le palais présidentiel tchadien à N’Djamena. L’attaque a provoqué la mort d’un membre des forces de sécurité avant que les assaillants ne soient neutralisés. Selon un bilan gouvernemental provisoire, 18 des 24 membres du commando ont été tués, tandis que les forces de sécurité déplorent également trois blessés, dont un grièvement.
Une réponse immédiate des autorités
Le porte-parole du gouvernement et ministre des Affaires étrangères, Abderaman Koulamallah, a déclaré dans une vidéo publiée sur Facebook que « la situation est totalement maîtrisée » et que cette tentative de déstabilisation a été « éradiquée ». S’exprimant depuis le palais présidentiel et entouré de soldats, il a rassuré la population tout en restant évasif sur l’identité des assaillants.
Une piste jihadiste évoquée
Une source sécuritaire a indiqué que les assaillants appartiendraient au groupe jihadiste Boko Haram, que les forces tchadiennes combattent activement dans la région du lac Tchad, frontalière du Cameroun, du Nigeria et du Niger. Ce groupe est régulièrement impliqué dans des actions violentes contre les États de la région.
Contexte sécuritaire tendu
L’attaque survient peu de temps après la visite à N’Djamena du ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, qui a rencontré plusieurs dirigeants tchadiens, notamment le président Mahamat Idriss Déby Itno. Peu après l’attaque, des tirs nourris ont résonné pendant près d’une heure dans les quartiers proches de la présidence. Les autorités ont rapidement déployé des chars et des policiers armés, fermant les voies d’accès au palais.
Conclusion
L’attaque sur le palais présidentiel tchadien souligne les défis sécuritaires persistants auxquels le pays est confronté, notamment dans la lutte contre les groupes jihadistes. La réaction rapide des forces de sécurité a permis de neutraliser les assaillants et de limiter les dégâts, mais cette tentative de déstabilisation rappelle la nécessité d’un renforcement constant des dispositifs de sécurité dans la région.
