Mozambique : 21 morts en 2 jours suite aux violences postélectorales

Mozambique : 21 morts en 2 jours suite aux violences postélectorales

Un climat de violence après la confirmation des résultats électoraux

Au Mozambique, les violences postélectorales ont fait au moins 21 morts en seulement 48 heures, dont deux policiers, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Pascoal Ronda, lors d’une conférence de presse mardi soir. Ces affrontements ont éclaté après la confirmation des résultats de la présidentielle du 9 octobre, où le Frelimo, parti au pouvoir depuis plus de 50 ans, a remporté la victoire.

Un pays plongé dans l’insécurité

Le ministre a détaillé les événements qui ont marqué cette période de violence, avec 236 « actes de violences graves » enregistrés à travers le pays. Ces actes ont également fait 25 blessés, dont 13 policiers. Les attaques ont ciblé des commissariats, des centres de détention, des infrastructures publiques, et ont donné lieu à l’évasion de 86 détenus d’une prison. Des véhicules ont été incendiés, dont deux appartenant aux forces de l’ordre, et plusieurs postes de péage, hôpitaux et sièges du Frelimo ont été attaqués. En tout, 70 personnes ont été arrêtées.

Une contestation violente des résultats électoraux

Malgré les irrégularités signalées par plusieurs observateurs pendant le scrutin, le Conseil constitutionnel a validé l’élection de Daniel Chapo, le candidat du Frelimo, avec 65,17% des voix. L’opposition, qui dénonce des fraudes massives, réclame une « justice électorale » et appelle à manifester contre cette décision. Elle accuse le Conseil constitutionnel d’être sous l’influence du pouvoir en place.

Un précédent tragique de violences

Ces événements interviennent après deux mois de manifestations, grèves et blocages, qui avaient déjà fait au moins 130 morts, principalement des manifestants tués par balles, selon l’ONG locale Plataforma Decide.

Conclusion

La situation au Mozambique reste tendue et marquée par une violence intense après la confirmation des résultats électoraux. Les violences, déjà lourdes de conséquences humaines, risquent de continuer à alimenter une crise politique profonde dans le pays.

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