Intensification des combats dans l’Est de la RDC : Washington et d’autres pays appellent à évacuer Goma
Contexte sécuritaire alarmant
Les affrontements se sont intensifiés vendredi dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), opposant le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, à l’armée congolaise. La ville de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, se trouve encerclée par les combats, poussant les États-Unis, ainsi que la France et le Royaume-Uni, à exhorter leurs ressortissants à évacuer la ville.
Cette escalade survient après l’échec d’une médiation entre la RDC et le Rwanda sous l’égide de l’Angola. Le M23, qui avait été militairement défait en 2013, regagne du terrain autour de Goma, une ville abritant environ un million d’habitants, ainsi qu’un nombre similaire de déplacés.
Réactions politiques et internationales
Face à cette situation critique, le président congolais Félix Tshisekedi a convoqué un conseil de défense vendredi, après une réunion de crise tenue la veille. Par ailleurs, la RDC a sollicité une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, demande soutenue par la France.
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a exprimé son inquiétude face à une intensification des violences qui pourrait déclencher une guerre régionale.
Appels à l’évacuation
L’ambassade des États-Unis en RDC, dans un communiqué publié sur X (anciennement Twitter), a demandé à ses citoyens de « quitter la région tant que les aéroports et les frontières restent ouverts ». Le ministère des Affaires étrangères britannique et l’ambassade de France ont également recommandé à leurs ressortissants de se diriger vers des zones sûres, évoquant un « risque de dégradation rapide » de la situation.
Combats aux portes de Goma
Les affrontements se concentrent à 20 kilomètres de Goma, selon des sources militaires et sécuritaires. Des échanges de tirs ont eu lieu autour de Sake, à l’ouest de la ville, où le M23 reste actif. L’armée congolaise (FARDC) utilise des lance-roquettes et a mobilisé des hélicoptères de combat pour riposter.
Des perturbations des réseaux mobile, internet et électriques ont été signalées à Goma, une ville déjà marquée par des décennies de violence. Le M23 avait brièvement occupé la ville en 2012, avant d’être vaincu militairement en 2013.
Une menace grandissante
Les récents affrontements rappellent la fragilité de la situation dans l’est de la RDC, une région en proie à des conflits armés depuis plus de trois décennies. La reprise des violences met en lumière les défis humanitaires et sécuritaires auxquels Goma est confrontée, exacerbés par la proximité des combats et la multiplication des tirs d’obus.
Les prochains jours seront décisifs pour évaluer la portée de cette crise, qui suscite des inquiétudes à la fois locales et internationales.

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