Femua 2025 : Les traditions ancestrales, pilier essentiel de stabilité sociale

Femua 2025 : Les traditions ancestrales, pilier essentiel de stabilité sociale

Une 17ᵉ édition sous le signe de la musique et de la transmission des valeurs

Le Festival des Musiques Urbaines d’Anoumabo (Femua) célèbre cette année sa 17ᵉ édition, rassemblant des artistes de renom comme Kariss, Smarty et la chanteuse Josey sur la grande scène d’Abidjan ce samedi 19 avril. En parallèle de la programmation musicale, le Femua continue de porter un message de responsabilisation, en mettant à l’honneur cette année le thème crucial de la sécurité routière.

Mais au-delà des rythmes urbains, la journée a aussi été marquée par un temps fort symbolique : la cérémonie du Femua Tradi, dédiée à la valorisation des traditions séculaires.

Le Femua Tradi : réaffirmer l’identité culturelle

Cette célébration traditionnelle, riche en chants guerriers et chants de cohésion, a rappelé l’importance de préserver et de transmettre les valeurs ancestrales. Selon Nangy Vincent de Paul, directeur de cabinet du chef coutumier d’Anoumabo, le Femua Tradi est un moment pour renforcer la solidarité et l’unité au sein de la communauté :

« Cela montre que nous sommes unis, que nous partageons une seule et même religion : l’amour. »

La tradition, source d’inspiration pour la musique moderne

Salif Traoré, alias Asalfo, commissaire général du festival et leader du groupe Magic System, a tenu à rappeler l’importance de ces racines :

« Même le zouglou que nous interprétons puise son essence dans nos traditions. C’est de la musique du terroir. À travers le Femua, nous voulons faire un clin d’œil à nos origines et rapprocher les peuples. »

Cette édition a également accueilli, en invité d’honneur, la chefferie du Haut-Sassandra, une grande région de la Côte d’Ivoire représentée par le porte-parole Guina Laho Bertin.

« Chez nous, le respect et l’apprentissage auprès des anciens sont fondamentaux. C’est en écoutant et en apprenant que l’on grandit », a-t-il souligné.

Un ancrage nécessaire dans un monde en mutation

La cérémonie a réuni toutes les générations du village d’Anoumabo, dans une atmosphère de partage intergénérationnel et de réaffirmation culturelle. Dans un contexte mondial marqué par les tensions et les mutations rapides, cette rencontre montre que les traditions ancestrales demeurent un socle de stabilité, un repère vital pour renforcer les liens sociaux et préserver la cohésion des communautés.

Le Femua, qui sera délocalisé ce dimanche à Daloa, continue ainsi de faire dialoguer modernité et héritage, tout en tissant des passerelles entre les différentes cultures de Côte d’Ivoire et d’Afrique.

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