États-Unis : le Millenium Challenge Corporation (MCC) ferme ses portes

États-Unis : le Millenium Challenge Corporation (MCC) ferme ses portes

Fin d’un pilier de la coopération américaine en Afrique

Le 24 avril 2025, le gouvernement Trump a ordonné la fermeture du Millenium Challenge Corporation (MCC), une agence américaine qui avait investi près de 17 milliards de dollars en Afrique depuis sa création en 2004. Cette décision marque un tournant dans la politique d’aide au développement des États-Unis, notamment sur le continent africain.

Un retrait brutal malgré des projets encore en cours

Des investissements stratégiques menacés

Encore début avril, le MCC lançait un appel d’offres de 500 millions de dollars pour des infrastructures de stockage de la SENELEC au Sénégal. Des projets étaient également en cours en Zambie, au Mozambique et au Togo, avec des travaux portant sur les réseaux électriques et la voirie. Mais avec cette décision, la continuité de ces projets est compromise.
Certaines dérogations ont été accordées, notamment pour l’échangeur de Koumassi à Abidjan, dont les travaux pourront se poursuivre jusqu’en juillet. Le Sénégal, lui, dispose d’un délai de trois mois pour sécuriser ses chantiers en cours, sans garantie de finalisation.

Une perte pour l’Afrique et l’influence américaine

Le MCC, outil stratégique de Washington

Bien que moins doté que l’USAID – elle-même récemment démantelée –, le MCC constituait un instrument clé d’influence et de développement pour les États-Unis. Créée sous la présidence de George W. Bush en 2004, l’agence avait misé sur des partenariats structurants, en privilégiant les investissements dans les infrastructures, l’énergie, les transports et les réformes économiques.

Conclusion

La fermeture du MCC signe la fin d’un chapitre important de la coopération économique entre les États-Unis et l’Afrique. Pour les pays partenaires, c’est une source de financement et d’accompagnement stratégique qui disparaît, laissant de nombreux projets inachevés et une incertitude sur les alternatives à court terme. Au-delà des aspects budgétaires, cette décision révèle un désengagement plus large de Washington, qui pourrait redessiner la carte des influences étrangères sur le continent africain.

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