Union africaine : la suspension du Soudan maintenue, les espoirs de Khartoum s’envolent

Union africaine : la suspension du Soudan maintenue, les espoirs de Khartoum s’envolent

Un Conseil de paix et de sécurité inflexible malgré les appels soudanais

Réuni en urgence le 4 août 2025, le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine a refusé de lever la suspension du Soudan, en vigueur depuis le début du conflit entre l’armée régulière et les Forces de soutien rapide (FSR) il y a 28 mois. Une décision qui constitue une lourde déception pour les autorités de Khartoum, restées silencieuses depuis.

Un appel au cessez-le-feu et à une solution politique

Dirigée par l’ambassadeur algérien Mohamed Khaled, président en exercice du CPS pour le mois d’août, la réunion a renouvelé les appels à un cessez-le-feu immédiat et à la reprise d’un processus politique inclusif. L’UA mise désormais sur un mécanisme élargi pour renforcer le consensus international autour d’une sortie de crise.

Un comité ad hoc du CPS a été mandaté pour engager un dialogue avec les parties au conflit, faciliter l’accès humanitaire et poser les bases d’un cessez-le-feu durable. Le Conseil a également réaffirmé son attachement à la souveraineté, à l’unité et à l’intégrité territoriale du Soudan.

Une reconnaissance partielle, mais pas de réintégration

Malgré la récente nomination de Kamel Idriss au poste de Premier ministre — saluée par le CPS —, l’organisation panafricaine n’a pas abordé la question de la réintégration du Soudan, pourtant souhaitée par Khartoum. Le nouveau chef du gouvernement avait plaidé en faveur d’une levée de la suspension, estimant que le pays remplissait les critères nécessaires. Un diplomate présent à la réunion a confirmé que cette demande n’a pas été mise à l’agenda.

En revanche, le CPS a fermement condamné la création d’un gouvernement parallèle par les FSR ainsi que les ingérences étrangères dans le conflit.

Conclusion

L’Union africaine maintient la pression sur les belligérants soudanais tout en refusant, pour l’instant, de réintégrer le pays dans ses rangs. Malgré des gestes politiques de Khartoum, la situation reste bloquée tant qu’aucune avancée concrète n’est réalisée sur le terrain. La balle est désormais dans le camp des protagonistes, invités à renouer avec le dialogue pour espérer une normalisation régionale et institutionnelle.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *