RDC : Inquiétudes sécuritaires persistantes dans l’est du pays
Recrudescence des violences dans le Nord-Kivu
Goma, 23 mai 2025 — La région du Nord-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), est de nouveau en proie à une flambée de violences. Ces derniers jours, plusieurs affrontements ont été signalés entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et des groupes armés, notamment le M23, autour de la ville de Sake, à une trentaine de kilomètres de Goma. La situation humanitaire y devient critique.
Selon des ONG locales, plus de 15 000 personnes ont fui leurs villages au cours de la semaine, se réfugiant vers des camps déjà surpeuplés autour de Goma. « On n’a plus d’eau, plus de nourriture, les enfants tombent malades », témoigne une déplacée à Mugunga.
Appel à une mobilisation internationale
Le gouvernement congolais accuse le Rwanda de continuer à soutenir les rebelles du M23, une allégation que Kigali dément formellement. Le président Félix Tshisekedi a une nouvelle fois lancé un appel à la communauté internationale pour faire pression sur les pays voisins impliqués dans l’insécurité de l’est congolais.
Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni en urgence ce 22 mai pour discuter de la situation. La MONUSCO, dont le retrait progressif est prévu d’ici fin 2025, se retrouve face à une impasse. Plusieurs experts alertent : un retrait précipité dans un tel climat pourrait aggraver les tensions.
Des civils pris au piège
Les civils, comme souvent, paient le prix fort. Les écoles sont fermées, les hôpitaux débordés, et les axes routiers entre Goma et Rutshuru deviennent de plus en plus dangereux. De nombreuses associations dénoncent l’insuffisance de l’aide humanitaire.
Dans ce contexte, la société civile congolaise se mobilise. À Bukavu comme à Beni, des marches silencieuses ont eu lieu pour exiger la paix et la protection des populations. « Nous ne voulons plus de discours. Nous voulons des actes », a lancé un représentant de la jeunesse de Goma.
Conclusion
La situation sécuritaire à l’est de la RDC reste extrêmement préoccupante. Entre affrontements armés, crise humanitaire et tensions diplomatiques régionales, la stabilité du pays est une fois de plus mise à l’épreuve. La pression monte sur les autorités congolaises et sur les partenaires internationaux pour trouver une issue durable à ce conflit qui n’en finit pas de faire des victimes parmi les civils.
