Ouganda : Enlèvement d’un député du parti au pouvoir sur fond de tensions politiques
Un parlementaire critique envers le président porté disparu
Le 1er juillet 2025, Barnabas Tinkasiimire, député ougandais membre du Mouvement de résistance nationale (NRM), le parti au pouvoir, a été enlevé par des hommes armés non identifiés. L’incident s’est produit à Kampala, dans un contexte de plus en plus tendu entre les institutions politiques et les services de sécurité.
Selon plusieurs témoins, l’enlèvement est intervenu quelques jours après que le parlementaire a publiquement critiqué la gouvernance du président Yoweri Museveni, notamment sur les questions de répression politique et de libertés civiles.
L’opposition dénonce une dérive autoritaire
La disparition de Barnabas Tinkasiimire a provoqué une vague d’indignation au sein de l’opposition, qui y voit la confirmation d’une dérive autoritaire du régime en place. Plusieurs figures de l’opposition ont alerté sur la généralisation des disparitions forcées, qui visent désormais non seulement les opposants déclarés, mais aussi les voix dissidentes au sein du parti présidentiel lui-même.
Des ONG locales de défense des droits humains demandent une enquête indépendante, tandis que les autorités n’ont, pour l’heure, émis aucune déclaration officielle sur les circonstances de cet enlèvement.
Un climat politique de plus en plus verrouillé
L’Ouganda est régulièrement critiqué pour les restrictions imposées à la liberté d’expression et le recours aux forces de sécurité pour museler les opposants politiques. L’enlèvement d’un député du NRM marque une étape nouvelle, révélant un climat d’insécurité politique qui affecte désormais toutes les composantes du pouvoir législatif.
Conclusion
L’affaire Barnabas Tinkasiimire met en lumière la dégradation continue de l’espace démocratique en Ouganda. Si les faits sont confirmés, cet enlèvement constituerait un précédent alarmant : celui d’un pouvoir qui n’hésite plus à cibler ses propres membres dès lors qu’ils expriment des critiques.
Ce climat de peur et de répression pose de sérieuses questions sur l’avenir de la démocratie parlementaire dans le pays et appelle à une mobilisation nationale et internationale pour exiger vérité, transparence et justice.
