Cap-Vert : au moins huit morts après des inondations et mouvements de terrain
Au Cap-Vert, de violentes pluies survenues dans la nuit du 10 au 11 août 2025 ont provoqué des inondations et des mouvements de terrain meurtriers sur l’île de São Vicente. Selon la Protection civile, au moins huit personnes ont perdu la vie et plusieurs autres sont portées disparues. Le gouvernement a décrété l’état de catastrophe naturelle ainsi que deux jours de deuil national.
Des pluies d’une intensité jamais vue
Les images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des rues transformées en torrents, des maisons détruites et des voitures emportées vers la mer.
Le ministre de l’Intérieur, Paulo Rocha, a décrit au micro de RFI un phénomène météorologique d’une intensité exceptionnelle : « Il a plu très fort et très longtemps, entre 1h et 3h du matin, avec une intensité jamais vue dans toute l’histoire du Cap-Vert. Personne n’était prêt. »
Selon l’Institut national météorologique, la tempête, initialement jugée inoffensive, s’est brutalement renforcée au-dessus des îles occidentales, causant des dégâts majeurs.
D’importants dégâts matériels et humains
Outre les pertes humaines, l’impact est considérable sur les infrastructures. Les axes routiers, les réseaux commerciaux et les habitations ont été fortement touchés. « Certains habitants ont absolument tout perdu, des murs et des maisons se sont effondrés », a ajouté Paulo Rocha, soulignant que l’évaluation complète des dégâts prendra plusieurs jours.
La ville de Mindelo, principale agglomération de São Vicente, est particulièrement affectée. Le président capverdien José Maria Neves s’est rendu sur place pour constater l’ampleur de la catastrophe.
Conclusion
Ce drame place l’archipel face à l’une des pires catastrophes naturelles de son histoire récente. Tandis que les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver les disparus, les autorités devront également relever le défi de la reconstruction. L’événement relance la question de la préparation du Cap-Vert face à des épisodes climatiques extrêmes qui semblent devenir plus fréquents et plus violents.

Une réflexion pertinente sur les dynamiques sociales. Concernant « Cap-Vert : au moins huit morts après des inondations et mouvements de terrain », c’est un point de vue intéressant.