Conflit dans l’Est de la RDC : Faure Gnassingbé entame sa mission de médiation à Kinshasa
Première visite du nouveau médiateur de l’Union africaine
Nommé médiateur de l’Union africaine (UA) dans la crise de l’est de la République démocratique du Congo (RDC) en remplacement du président angolais João Lourenço le 11 avril 2025, Faure Gnassingbé a effectué sa première visite officielle à Kinshasa ce mercredi 16 avril.
Le chef de l’État togolais a rencontré son homologue congolais, Félix Tshisekedi, pour inaugurer sa mission de bons offices.
Une rencontre discrète mais symbolique
Un entretien de deux heures à la Cité de l’OUA
Arrivé à l’aéroport de Ndjili avec un léger retard, Faure Gnassingbé, accompagné de son ministre des Affaires étrangères Robert Dussey, s’est directement rendu à la Cité de l’OUA où il s’est entretenu pendant près de deux heures avec Félix Tshisekedi.
Aucune déclaration officielle n’a été faite à l’issue de cette rencontre, mais selon une source à la présidence congolaise, Kinshasa « prend acte » de cette nomination et espère qu’elle contribuera à une sortie rapide de la crise.
Un contexte diplomatique complexe
Plusieurs initiatives parallèles de médiation
Cette mission intervient alors que d’autres acteurs sont déjà engagés dans des efforts de médiation :
- Le Qatar a récemment facilité une rencontre historique entre les présidents congolais et rwandais.
- L’EAC et la SADC ont nommé quatre co-facilitateurs pour suivre le dossier.
Ainsi, Faure Gnassingbé devra composer avec une diplomatie régionale déjà très active et parfois concurrente.
Une passation de témoin en Angola
Avant son déplacement à Kinshasa, le président togolais avait fait une escale à Luanda pour s’entretenir avec son prédécesseur, João Lourenço.
Là aussi, la discrétion a prévalu, mais la situation sécuritaire dans l’est de la RDC a été au cœur de leurs échanges.
Conclusion
En posant le pied à Kinshasa, Faure Gnassingbé ouvre une nouvelle phase diplomatique dans le dossier complexe du conflit à l’est de la RDC.
S’il s’agissait avant tout d’une prise de contact, le défi est immense dans une région marquée par des années de violences et une multiplication des initiatives de médiation. Les prochaines étapes de son mandat seront cruciales pour tenter d’amorcer un réel processus de paix.

Une analyse qui met en lumière les enjeux humains.