Une troïka africaine pour la paix en RDC
Trois anciens dirigeants nommés facilitateurs
Les blocs régionaux d’Afrique australe et de l’Est (SADC et EAC) ont désigné Uhuru Kenyatta (Kenya), Olusegun Obasanjo (Nigeria) et Hailemariam Desalegn (Éthiopie) comme « facilitateurs » d’un processus de paix en République démocratique du Congo (RDC). Cette initiative intervient alors que le conflit dans l’est du pays s’intensifie, avec la prise de Goma et Bukavu par le groupe armé M23 et ses alliés rwandais.
Une crise qui s’aggrave malgré les tentatives diplomatiques
Malgré plusieurs initiatives diplomatiques, comme le processus de Luanda et celui de Nairobi, aucun accord de paix durable n’a été trouvé. En février, la SADC et l’EAC ont appelé à fusionner ces efforts et à instaurer un cessez-le-feu immédiat. Une réunion ministérielle est prévue pour définir les modalités de ce cessez-le-feu et faciliter l’accès à l’aide humanitaire.
Kigali et Kinshasa : des accusations réciproques
Kinshasa accuse le Rwanda de soutenir le M23 pour contrôler les ressources minières de l’est congolais. De son côté, Kigali affirme que certains groupes armés congolais, notamment les FDLR, menacent sa sécurité. Le Conseil de sécurité de l’ONU a récemment condamné pour la première fois le Rwanda pour son soutien au M23, ce que Kigali dément.
Conclusion
Alors que les combats continuent de faire des milliers de victimes, la mise en place de cette troïka africaine pourrait représenter une nouvelle chance pour la paix en RDC. Cependant, la réussite de cette initiative dépendra de la coopération des parties prenantes et de la volonté des acteurs régionaux à mettre fin à des décennies d’instabilité.

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