Côte d’Ivoire : l’alloco, star gourmande des allocodromes d’Abidjan

Côte d’Ivoire : l’alloco, star gourmande des allocodromes d’Abidjan

Un snack devenu institution

Neuvième épisode de notre série d’été sur les délices du continent : l’alloco, ces morceaux de banane plantain frits dans l’huile de palme, séduit toutes les générations en Côte d’Ivoire. Longtemps dégusté sur le pouce en zone rurale, parfois accompagné d’un œuf, il est aujourd’hui au cœur d’une véritable culture culinaire urbaine. À Abidjan, les « allocodromes » — restaurants spécialisés — accueillent une clientèle variée, notamment les jeunes des classes aisées, surnommés « chocos ».

L’allocodrome de Cocody, un lieu mythique

Ouvert depuis les années 1960, l’allocodrome de Cocody reste une référence. Dans son marché couvert, les cuisinières perpétuent les recettes transmises de génération en génération. Ruth, l’une d’elles, décrit un savoir-faire précis : éplucher, découper finement, frire à la juste température pour obtenir cette couleur dorée qui signe un alloco réussi.
La clé du goût réside dans le choix de la banane, qui doit être à maturité pour mêler douceur sucrée et texture agréable.

Entre tradition populaire et rendez-vous des « chocos »

Pour Tantie Franceline, vendeuse à l’allocodrome, la clientèle étudiante reste fidèle : « Ils viennent à partir de 16h, souvent avec leurs amis ou copines, pour le goûter. » Certains, comme Emmanuelle Grâce Yao N’Guessan, y retrouvent même des souvenirs d’enfance : « Ma maman vendait alloco quand j’étais petite… Alloco, c’est la vie ! »

D’une recette de récupération à un plat convivial

À l’origine, l’alloco servait à valoriser les bananes plantain trop mûres. « Nos mères ont créé ce mets pour éviter le gaspillage, » rappelle Manheni Kouleon, manager de l’allocodrome. Aujourd’hui, il se décline avec poulet braisé, poisson frit ou grillades variées, confirmant sa place au cœur de la gastronomie populaire ivoirienne.

Conclusion

Plus qu’un simple en-cas, l’alloco est un symbole culinaire et culturel en Côte d’Ivoire. Né d’une idée simple, il a su conquérir toutes les classes sociales, des marchés ruraux aux tables urbaines. Et si d’autres pays d’Afrique revendiquent sa paternité, à Abidjan, on ne doute pas : l’alloco ivoirien reste le meilleur du continent.

One thought on “Côte d’Ivoire : l’alloco, star gourmande des allocodromes d’Abidjan

  1. Une réflexion pertinente sur les enjeux culturels. Concernant « Côte d’Ivoire : l’alloco, star gourmande des allocodromes d’Abidjan », c’est un point de vue intéressant.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *