Le Ghana ambitionne de transformer ses ports en hubs logistiques de classe mondiale

Le Ghana ambitionne de transformer ses ports en hubs logistiques de classe mondiale

Une réforme ambitieuse pour booster les exportations

Le gouvernement ghanéen s’apprête à lancer en juillet 2025 une réforme majeure de ses ports de Tema et Takoradi, les deux principales plateformes portuaires du pays. Cette réforme introduira un fonctionnement en continu 24h/24 et 7j/7, dans le but de renforcer le rôle stratégique des ports dans l’économie nationale et régionale.

Selon le président John Dramani Mahama, cette initiative vise à faire des ports du Ghana des centres logistiques de classe mondiale, capables de soutenir une croissance soutenue des exportations agricoles, industrielles et commerciales.

« Notre ambition est claire : faire des ports ghanéens des centres logistiques de classe mondiale capables de soutenir une croissance forte et durable de nos exportations », a-t-il affirmé.

Réduction des freins logistiques pour les filières exportatrices

La réforme portuaire s’inscrit dans un plan global de modernisation de la chaîne logistique, dévoilé en mai dernier. Elle cible la levée des contraintes affectant des secteurs clés tels que :

  • Le cacao
  • L’ananas
  • Les légumes frais
  • L’anacarde
  • Les plantes médicinales

Ces filières sont souvent pénalisées par les lenteurs administratives, les pertes post-récolte et les coûts élevés de transport. Les délais de dédouanement au Ghana restent parmi les plus longs de la région, aggravant la compétitivité des exportateurs.

Des procédures simplifiées pour relancer la compétitivité

L’un des problèmes majeurs identifiés est le fardeau documentaire : un exportateur peut avoir à soumettre jusqu’à 16 documents pour obtenir un seul certificat d’origine. À cela s’ajoutent les mesures non tarifaires, les retards de traitement, et la disponibilité restreinte des services portuaires, jusqu’ici limités aux horaires ouvrables.

Selon une étude de l’International Trade Centre (ITC) publiée en juillet 2024, la levée des barrières non tarifaires (inspections, procédures de conformité, retards de dédouanement) pourrait permettre au Ghana d’accroître ses exportations de 4,3 milliards USD par an.

Conclusion

Avec cette réforme ambitieuse de ses infrastructures portuaires, le Ghana affiche sa volonté de se positionner comme un acteur logistique majeur en Afrique de l’Ouest. En améliorant l’efficacité des services portuaires et en réduisant les freins administratifs, le pays espère créer un environnement plus favorable à l’expansion de ses exportations, en particulier dans les secteurs agricoles à fort potentiel. Le succès de cette réforme dépendra de sa mise en œuvre concrète et de l’implication des acteurs publics et privés.

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