L’exposition aux particules fines en Afrique du Sud : une urgence sanitaire ignorée

L’exposition aux particules fines en Afrique du Sud : une urgence sanitaire ignorée

Un rapport alarmant sur la qualité de l’air

Le 3 juin 2025, Greenpeace Afrique et le Centre pour la recherche sur l’énergie et la propreté de l’air (Crea) ont publié un rapport accablant sur la pollution de l’air en Afrique du Sud. Les résultats soulignent une exposition dangereusement élevée aux particules fines, principalement dans des zones industrielles comme Johannesburg et le Mpumalanga. Ces niveaux de pollution, en grande partie dus aux centrales à charbon et aux complexes pétrochimiques, ont des conséquences dramatiques sur la santé publique.

Une pollution qui tue en silence

Selon le rapport, l’année 2023 a enregistré environ 42 000 décès prématurés imputables à la pollution de l’air, dont plus de 1 200 enfants de moins de cinq ans. Le coût économique de cette crise sanitaire est estimé à 960 milliards de rands, soit 14 % du PIB sud-africain. Des chiffres qui traduisent un véritable désastre sanitaire, encore trop souvent relégué au second plan.

Des responsables invisibles et une régulation laxiste

Dans les zones les plus polluées, les habitants vivent au quotidien les effets de cette pollution. Sharon Mbonani, riveraine d’une des plus grandes usines de Sasol, dénonce l’impunité des grandes entreprises industrielles : « Personne n’est tenu pour responsable… ». Le rapport critique également les normes nationales de qualité de l’air, bien plus laxistes que celles de l’OMS, appelant à une refonte immédiate des seuils autorisés.

Conclusion : une crise environnementale et humaine à affronter d’urgence

L’exposition aux particules fines en Afrique du Sud ne peut plus être ignorée. Il s’agit d’un enjeu majeur de santé publique et de justice environnementale. Face à l’ampleur des dégâts, les auteurs du rapport appellent le gouvernement sud-africain à agir rapidement, en renforçant la réglementation, en surveillant mieux la qualité de l’air, et en tenant les pollueurs responsables. Sans cela, la population continuera de payer un lourd tribut à une pollution évitable.

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