Sierra Leone : mobilisation générale face à la flambée de l’épidémie de mpox

Sierra Leone : mobilisation générale face à la flambée de l’épidémie de mpox

Une propagation rapide et inquiétante à l’échelle nationale

La Sierra Leone est confrontée à une recrudescence alarmante du mpox, également connu sous le nom de variole du singe. Depuis janvier, plus de 3 000 personnes ont été infectées, dont 1 000 en à peine dix jours, et 14 décès ont été enregistrés.
Face à cette progression fulgurante, le pays reste en état d’urgence sanitaire, une mesure décrétée dès les premiers cas apparus en début d’année. Aujourd’hui, les 16 districts de Sierra Leone sont touchés, ce qui témoigne de l’ampleur de la crise.

Des dispositifs sanitaires renforcés pour contenir la crise

Pour répondre à la saturation des centres de santé, les autorités ont déployé 400 lits supplémentaires dans un ancien site d’entraînement de la police à Freetown, transformé en centre d’accueil médicalisé.
La capitale sierra-léonaise compte désormais six centres spécialisés pour la prise en charge des patients infectés, dans un effort coordonné de réponse à l’urgence.

Le ministère de la Santé, en lien avec des partenaires internationaux, s’efforce également de sensibiliser la population aux gestes de prévention, et de renforcer les capacités de dépistage et de prise en charge.

Une souche préoccupante et des inconnues scientifiques

Selon les experts du Centre de recherche et formation en infectiologie de Guinée (CERFIG), la souche de mpox qui circule en Sierra Leone est le clade 2b, réputé plus contagieux et transmissible par voie sexuelle.
Le CERFIG appelle à une intensification de la recherche scientifique pour vérifier si d’autres variantes ne circuleraient pas simultanément, au vu de la vitesse inhabituelle de propagation du virus.

Conclusion : urgence sanitaire et nécessité d’une réponse coordonnée

La Sierra Leone fait face à une épidémie qui dépasse les capacités sanitaires classiques et met à l’épreuve les infrastructures du pays. Si les autorités ont rapidement réagi, l’évolution du mpox, sa transmissibilité accrue et l’éventuelle présence de souches multiples exigent une réponse plus large : coordination régionale, soutien international, et investissement dans la recherche. Pour éviter une aggravation de la crise, il faudra agir vite, et ensemble.

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