Lancement d’un programme de formation pour une agriculture intensive et durable au Burkina Faso
Un engagement pour la souveraineté alimentaire
Le Burkina Faso, pays importateur net de produits agricoles et alimentaires, intensifie ses efforts pour renforcer la production locale. Dans cette dynamique, le ministère de l’Agriculture a lancé, le 4 mars dernier, la première phase d’un programme de formation en agriculture intensive et durable, destiné à 2 000 jeunes.
Une initiative structurée et ambitieuse
Cette formation, menée en partenariat avec le Bureau national des grands projets, s’inscrit dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire (IP-P3A). Ce programme, doté d’un budget de 121 milliards de francs CFA (200 millions $) pour 2024-2025, vise à former à terme 8 000 jeunes.
Un dispositif de formation et d’accompagnement
Pendant trois mois, les jeunes sélectionnés seront formés dans les centres spécialisés du ministère de l’Agriculture et des communes. À l’issue de cette période, ils recevront des terres aménagées pour démarrer leurs activités. Cette formation vise à doter ces futurs agriculteurs des compétences nécessaires pour soutenir la production agricole nationale et contribuer à l’Offensive agropastorale et halieutique.
Une stratégie globale pour le secteur agricole
L’Offensive agropastorale et halieutique, lancée en 2023, ambitionne de développer huit filières agricoles stratégiques : le riz, le maïs, la pomme de terre, le blé, le poisson, la filière bétail-viande, la volaille et la mangue. Ce projet s’inscrit dans la volonté du gouvernement d’assurer la souveraineté alimentaire et de renforcer la résilience du pays face aux défis agricoles.
Conclusion
Avec cette initiative, le Burkina Faso fait un pas de plus vers une agriculture plus résiliente et durable. En formant des milliers de jeunes et en leur fournissant les outils nécessaires pour réussir, le pays mise sur l’autosuffisance alimentaire et le développement économique du secteur agricole, qui représente 16 % du PIB et emploie 31 % de la population active.

Une analyse qui invite à la réflexion.