Le Kenya signe un accord stratégique avec Afreximbank pour un milliard de dollars

Le Kenya signe un accord stratégique avec Afreximbank pour un milliard de dollars

Le gouvernement kényan a conclu un accord d’un milliard de dollars avec la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) pour développer les zones économiques spéciales (ZES) de Dongo Kundu et Naivasha. Cette initiative vise à stimuler l’industrialisation et la création de plus de 140 000 emplois, consolidant ainsi l’économie nationale.

Dongo Kundu et Naivasha : deux pôles industriels d’envergure

Le parc industriel de Dongo Kundu, situé dans la zone économique spéciale de Mombasa, sera un hub ultramoderne au service de la croissance du comté de Mombasa et du pays. Le projet Naivasha II, quant à lui, s’étendra sur 2023 hectares à Mai Mahiu et comprendra une zone de libre-échange, un parc industriel, une plateforme logistique et diverses infrastructures publiques.

Des secteurs stratégiques ciblés

Ces nouvelles ZES accueilleront des industries variées : fabrication de chaussures, agroalimentaire, fournitures médicales et pharmaceutiques, pétrochimie, textile, e-mobilité et production de verre. Le développement de ces projets est mené en partenariat avec Arise IIP, une filiale d’Afreximbank.

Une impulsion majeure pour l’exportation et l’intégration régionale

Selon le président William Ruto, ce partenariat va renforcer la position du Kenya comme acteur clé des exportations régionales et du commerce intra-africain dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Il permettra également aux PME kényanes d’améliorer leur compétitivité sur les marchés internationaux.

Des réformes pour l’emploi des jeunes et la transformation économique

Cet accord s’inscrit dans le programme BETA du gouvernement kényan, qui priorise l’employabilité des jeunes. Depuis trois ans, plus de 200 000 jeunes ont été formés, générant près de 187 451 emplois et facilitant l’octroi de prêts à plus de 95 000 entrepreneurs.

Le Kenya sur la voie de l’industrialisation d’ici 2030

Ces projets renforcent la stratégie du Kenya à travers son plan « Vision 2030 », qui ambitionne de transformer le pays en une économie industrialisée et à revenu intermédiaire. Déjà, la zone franche d’Athi River accueille près de 90 investisseurs, principalement dans le textile et l’habillement.

Un soutien financier renforcé pour les infrastructures stratégiques

En complément de cet accord d’un milliard de dollars, le Kenya avait déjà signé un protocole d’accord de 3 milliards de dollars avec Afreximbank en 2023 pour appuyer le développement d’infrastructures stratégiques. Six nouvelles ZES, dont celles de Dongo Kundu et Naivasha, bénéficieront de ces investissements.

Des exportations en nette progression

Les efforts d’industrialisation commencent à porter leurs fruits. Au troisième trimestre 2024, les exportations kényanes ont atteint 284,3 milliards de shillings contre 268,2 milliards l’année précédente, soutenues par la vente de vêtements, de produits agricoles et de matières premières.

Conclusion

L’accord entre le Kenya et Afreximbank marque une étape déterminante vers l’industrialisation et le développement économique du pays. Avec ces nouvelles zones économiques spéciales et une stratégie claire pour l’emploi des jeunes, le Kenya s’affirme comme une puissance industrielle régionale en devenir, tout en accélérant son intégration au commerce africain et mondial.

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