Dix ans de prison pour 14 manifestants de 2018 au Togo
Une condamnation prononcée par la Cour d’assises de Lomé
Dans la nuit de lundi à mardi, la Cour d’assises de Lomé a condamné quatorze personnes à dix ans de prison pour leur participation aux manifestations contre le régime togolais en 2018. Détenus depuis leur arrestation, ils ont été jugés coupables de « complot contre la sécurité intérieure de l’État » et de « délit de groupement de malfaiteurs » après avoir pris part à une manifestation de l’opposition en décembre 2018, malgré l’interdiction des autorités.
Des peines plus lourdes pour les accusés en fuite
En plus des quatorze condamnés présents, quatre autres accusés en fuite ont écopé de vingt ans de réclusion criminelle. Un mandat d’arrêt international a été émis à leur encontre.
Un contexte de tensions politiques au Togo
Entre 2017 et 2018, l’opposition et la société civile ont organisé plusieurs manifestations pour exiger la limitation des mandats présidentiels à deux. Ces rassemblements ont été violemment réprimés par les forces de l’ordre, causant la mort de plusieurs manifestants.
Des critiques sur le déroulement du procès
L’issue du procès a suscité de vives réactions parmi les avocats de la défense. « Cette cour d’assises a manqué tout simplement d’audace. Elle n’a pas su tirer la conséquence des tortures subies par les accusés », a dénoncé mardi Me Darius Atsoo, l’un des avocats des condamnés.
Conclusion
Ce verdict souligne la persistance des tensions politiques au Togo et relance le débat sur le respect des droits humains et la justice dans le pays. Les avocats de la défense pourraient explorer des voies de recours pour contester ces condamnations.

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