Gabon : Les avocats des Bongo persistent sur les accusations de torture

Gabon : Les avocats des Bongo persistent sur les accusations de torture

Un désaccord profond entre la défense et la justice gabonaise

Les avocats de Sylvia et Noureddin Bongo, épouse et fils de l’ex-président gabonais Ali Bongo, incarcérés depuis le coup d’État d’août 2023, ont vivement contesté les affirmations de la justice gabonaise. Cette dernière a nié toute torture, assurant que leurs conditions de détention sont normales.

François Zimeray et Catalina de la Sota, représentants légaux des Bongo, ont déclaré : « C’est avec stupéfaction que nous avons pris connaissance du communiqué du procureur de Libreville selon lequel nos clients n’auraient pas été torturés. C’est faux. »

La version de la justice gabonaise

Dans une déclaration télévisée vendredi, le procureur de la République, Bruno Obiang Mve, a affirmé que les avocats avaient pu rencontrer leurs clients en prison jeudi. Il a précisé : « Ces avocats ont constaté que leurs clients n’ont jamais été torturés et que leurs droits de défense sont respectés. »

Des accusations rejetées par la défense

Les avocats de la famille Bongo ont décrit une réalité bien différente. Ils dénoncent :

  • Une détention arbitraire de 17 mois reposant sur une mise en scène.
  • Une ignorance constante des droits de la défense.

Dans leur communiqué, ils annoncent des révélations imminentes pour étayer leurs accusations.

Contexte des inculpations

  • Sylvia Bongo, ancienne première dame, et son fils Noureddin Bongo ont été inculpés pour des charges graves, incluant blanchiment de capitaux, corruption, et détournements de fonds publics.
  • Depuis le coup d’État, l’ex-président Ali Bongo vit dans sa résidence privée à Libreville, « libre de quitter le pays », selon les autorités.

Un héritage controversé

Avant le coup d’État d’août 2023, la famille Bongo a régné sur le Gabon pendant 55 ans. Cette dynastie a souvent été accusée de corruption massive et de mauvaise gouvernance, malgré les immenses ressources pétrolières du pays.

Conclusion : Une bataille judiciaire et politique en cours

Les accusations de torture portées par les avocats des Bongo soulignent une fracture entre la version officielle des autorités et celle de la défense. Tandis que la justice gabonaise réfute fermement ces allégations, les avocats promettent des révélations susceptibles de raviver le débat sur les droits humains et la gouvernance au Gabon.ntaux.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *