Un centre de recherche dévoile un camp militaire des FSR en territoire libyen
Une enquête basée sur des preuves numériques et visuelles
Le Center for Information Resilience (CIR) a publié une enquête détaillée, le 31 juillet 2025, qui confirme la présence de combattants des Forces de soutien rapide (FSR) dans le sud de la Libye, près d’al-Koufra. En s’appuyant sur des images satellites, vidéos, photos et données en source ouverte, les chercheurs ont identifié un camp militaire soudanais servant potentiellement de base arrière pour les opérations au Darfour.
Des preuves concordantes reliant la Libye au Darfour
L’enquête démontre que des véhicules militaires Toyota Land Cruiser présents dans le camp libyen ont été observés par la suite à Zamzam, un camp de déplacés au Darfour du Nord, théâtre de massacres. L’étude établit également un lien avec des hauts commandants des FSR, notamment Hamdane al-Kajli, proche du commandement central des FSR.
La signature visuelle des FSR : uniformes, véhicules, matériel
Les preuves visuelles sont accablantes : uniformes camouflage, écussons FSR, véhicules non immatriculés avec marquages peints à la bombe, et même du matériel de fabrication libyenne comme les couvertures de nuit. Ces éléments confirment la présence organisée des FSR sur le territoire libyen.
Un axe logistique Abou Dhabi – Libye – Darfour
Une route d’approvisionnement régionale bien établie
Le CIR révèle un flux massif d’équipements militaires transitant par la Libye vers le Darfour. Ce corridor, déjà signalé par les experts de l’ONU en 2024, violerait l’embargo sur les armes. Il met en lumière une implication indirecte d’Abou Dhabi, point de départ de ce trafic d’armement, malgré les dénégations officielles.
Un soutien régional stratégique
En juin 2025, les FSR ont sécurisé la zone frontalière stratégique entre la Libye, le Soudan et l’Égypte, consolidant leur contrôle logistique. Cette position leur permet d’assurer un approvisionnement continu en matériel militaire, avec la complicité tacite du maréchal libyen Khalifa Haftar, allié des Émirats arabes unis.
Conclusion
L’enquête du CIR apporte des preuves solides et croisées d’une présence militaire active des FSR au sud de la Libye, utilisée comme base arrière stratégique pour mener leurs offensives au Darfour. Cette révélation soulève des questions graves sur le rôle des puissances régionales, en particulier les Émirats arabes unis, dans le prolongement du conflit soudanais. Elle met également en lumière la porosité des frontières et les défis pour la communauté internationale face à un conflit de plus en plus transfrontalier et militarisé.

Bonne lecture, j’ai appris quelque chose.