Le ministre des Affaires étrangères éthiopien élu président du pays

Le ministre des Affaires étrangères éthiopien élu président du pays

Taye Atske Sélassié, nouveau président éthiopien

Le ministre des Affaires étrangères éthiopien, Taye Atske Sélassié, a été élu président de la République démocratique fédérale d’Éthiopie par le Parlement, succédant à Sahle-Work Zewde. Le mandat de cette dernière, première femme présidente du pays, prend fin en octobre. Bien que le poste de président soit principalement honorifique en Éthiopie, où le pouvoir exécutif est majoritairement détenu par le Premier ministre, cette élection marque un changement symbolique à la tête de l’État.

Le rôle honorifique du président en Éthiopie

Dans le système politique éthiopien, la Constitution adoptée en 1995 stipule que le président est le chef de l’État, mais la majorité des prérogatives sont dévolues au Premier ministre. Ainsi, Taye Atske Sélassié devient le cinquième président du pays depuis la mise en place de cette Constitution. Il a prêté serment en présence du Premier ministre Abiy Ahmed et a reçu la Constitution des mains de Sahle-Work Zewde lors d’une cérémonie officielle.

Un parcours diplomatique remarquable

Avant d’être élu président, Taye Atske Sélassié, âgé de 68 ans, a occupé plusieurs postes diplomatiques de haut niveau. Il a été représentant permanent de l’Éthiopie auprès des Nations unies depuis 2018, après avoir servi en tant qu’ambassadeur en Égypte en 2017-2018. En février 2024, il a été nommé ministre des Affaires étrangères, une position qui a sans doute renforcé sa stature sur la scène nationale et internationale.

Contexte politique et défis du pays

L’élection de Taye Atske Sélassié intervient dans un contexte délicat pour l’Éthiopie, un pays qui a traversé des périodes de tensions internes et externes. Après le rapprochement historique avec l’Érythrée, initié par le Premier ministre Abiy Ahmed, le pays a été plongé dans un conflit armé opposant les forces fédérales aux rebelles du Tigré pendant deux ans. Malgré ces difficultés, le gouvernement éthiopien continue de mettre en garde contre toute menace à sa souveraineté.

Conclusion

L’élection de Taye Atske Sélassié à la présidence de l’Éthiopie, bien que symbolique, intervient dans un moment crucial pour le pays. Fort de son expérience diplomatique, il prend ses fonctions dans un contexte politique et social marqué par des défis importants, tant sur le plan intérieur qu’international. Sa présidence, sous l’ombre portée du Premier ministre Abiy Ahmed, pourrait jouer un rôle dans la représentation du pays sur la scène internationale, tout en maintenant un équilibre politique au sein du gouvernement.

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